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La question du célibat

"Il a le soucis de
plaire au Seigneur" 1 Co 7

Aujourd'hui, la question du célibat dans les médias est plutôt "un célibat en question", une remise en question permanente. Il est dommage que les péchés graves de quelques uns entrainent des déductions un peu trop faciles. Mais les difficultés pour accepter "le célibat pour le Royaume" ne datent pas d'hier, il a toujours été une pierre d'achoppement. Jésus lui-même disait : « Certains seront célibataires en vue du Royaume des cieux » (Mat19,12). Mais juste avant, il prévient : « Tous ne comprennent pas cette parole, mais seulement ceux à qui cela est donné » et juste après  : « Que celui qui peut comprendre, comprenne ! » Alors, il ne faut pas s’étonner si beaucoup, même parmi les bons chrétiens, ne comprennent pas le célibat des prêtres...  


Dès le début de l’Église, il y a toujours eu des apôtres célibataires. Dans 1 Co 7, St Paul fait l'éloge du célibat. Il explique que le célibat nous donne les meilleures conditions pour « plaire au Seigneur », c’est-à-dire pour être totalement donné au service du Christ et de son Royaume. Mais c’est vrai aussi que, dès le début de l’Église, il y a eu à côté de ces prêtres célibataires, d’autres qui étaient mariés. On le voit clairement dans les lettres de saint Paul. La tradition du célibat était possible, encouragée, mais pas obligatoire. Cette possibilité de choisir continue aujourd’hui en Orient. Alors qu’en Occident, petit à petit, le célibat des prêtres s’est imposé jusqu’à devenir une norme. L’Église romaine ne considère pas cette règle du célibat comme une brimade, mais au contraire comme un trésor, car elle a la conviction que le célibat est le meilleur mode de vie pour bien vivre son sacerdoce.